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La diarrhée n’est pas une maladie en soi, mais le symptôme d’une infection ou d’une maladie. Elle est caractérisée par une évacuation fréquente de selles liquides contenant parfois du sang. Généralement, une diarrhée dure 2 à 3 jours, mais si elle est causée par une infection, elle peut s’étendre sur une plus longue durée.
La cause la plus fréquente de la diarrhée est une infection intestinale comme une gastro-entérite. Dans ce cas, elle ne présente pas de danger sauf pour les jeunes enfants qui risquent une déshydratation.
La « diarrhée des voyageurs », plus fréquente dans les pays en voie de développement, est une infection plus grave causée par des bactéries telles que le choléra, E. Coli par exemple. Elle peut durer plusieurs semaines et causer une perte importante d’eau et de substances vitales.
Une fausse couche spontanée, aussi appelée « avortement spontané » (FCS) est une interruption involontaire et naturelle d’une grossesse. Elle peut être silencieuse, c’est-à-dire sans signe particulier perceptible ou s’accompagner de symptômes tels que saignements, contractions et/ou expulsion de tout ou une partie de l’œuf. Le nombre de fausses couches est estimé à 20% des fécondations.
On parle de fausse couche précoce quand elle se produit avant 3 mois de grossesse et de fausse couche tardive après 3 mois. Les signes diffèrent selon le stade de la grossesse. En cas de fausse couche précoce on peut des fois noter des saignements sous la forme d’une hémorragie brutale et continue. Les signes de grossesse, comme un dégonflement des seins ou l’apaisement des nausées, peuvent disparaître. Une fausse couche peut s’accompagner de fortes douleurs et de crampes. Mais parfois l’absence totale de symptôme ne permet pas de se rendre compte du problème, et la perte du bébé n’est révélée que par une échographie.
Dans la plupart des cas, la fausse couche survient lorsque l’embryon présente une anomalie chromosomique, comme si l’organisme de la mère, reconnaissant cette particularité, décidait d’expulser l’embryon qui ne se développe pas normalement. Plusieurs causes peuvent être possibles dans le cas d’une fausse couche tardive. Elle peut être due à une anomalie anatomique de la maman, comme la présence d’une malformation utérine, d’un fibrome, ou d’une béance du col. Une malformation cardiaque, nerveuse ou digestive chez le fœtus peut être une autre cause, ainsi qu’une mauvaise position du placenta qui ne permet pas la poursuite de la grossesse, ou une origine immunologique.
On parle de fausse couche à répétition après trois fausses couches successives. La mort fœtale in utero survient entre 28 et 36 semaines de grossesse, souvent due à un retard de croissance du foetus ou un décollement prématuré du placenta. Au-delà de 36 semaines, le décès peut être dû à un mauvais positionnement du cordon ombilical qui entrave le bon développement du bébé.
Toute femme qui a des saignements et/ou des douleurs pelviennes, intenses et inexpliquées doit consulter en urgence, qu’elle sache qu’elle est enceinte ou pas. Les hémorragies sont immédiatement dangereuses pour la femme.
En début de grossesse, tout saignement ne signifie pas nécessairement une fausse couche. Cependant si la fausse couche a débuté, il n’existe pas de moyen médical pour l’arrêter.
La stérilité est définie comme l’incapacité de concevoir de façon naturelle, de porter ou d’accoucher un enfant. Médicalement, un couple est considéré comme stérile quand il n’a pas d’enfant après 2 ans de rapports sexuels réguliers sans contraception.
En général, un tiers des cas s’explique par un problème du côté de l’homme, un autre tiers par un problème de la femme, et le dernier tiers viendrait d’un problème du couple. Dans 10% des cas, il n’existe aucun problème physique qui empêcherait la fécondation, donc le problème est psychique. Les causes de la stérilité sont multiples et diverses.
Causes de stérilité chez l’homme
Chez l’homme, la stérilité peut être causée par :
- Des anomalies dans la production, la quantité ou le transport des spermatozoïdes. Ces anomalies peuvent être provoquées par une production de spermatozoïdes de mauvaise qualité, une insuffisance de production de spermatozoïdes ou une anomalie du transport de ces spermatozoïdes.
- Des troubles immunitaires qui peuvent provoquer la production d’anticorps anti-spermatozoïdes, et constituer des causes mécaniques, infectieuses ou génétiques. On connait par exemple les effets néfastes des infections sexuellement transmissibles, des séquelles d’une infection virale, de la consommation d’alcool et de tabac, de la varicelle, la chimiothérapie, certaines maladies du foie et du rein, des expositions répétées à des composés chimiques. D’autres causes sont encore évoquées, comme l’obstruction des canaux devant permettre la sortie des spermatozoïdes produits par les testicules, une anomalie génétique ou la cryptorchidie.
- L’impuissance. Elle est provoquée par des causes physiques (les plus rares) venant du système nerveux, des vaisseaux sanguins, du mauvais fonctionnement de certaines glandes, ou peut être causée par l’alcoolisme ou la drogue.
- Des causes psychiques, comme l’anxiété, un complexe d’infériorité ou une situation de conflits permanents.
Causes de stérilité chez la femme
Chez la femme, la stérilité peut être due à :
- Des troubles ovulatoires, comme l’incapacité de produire un ovule sain, le manque de progestérone, une absence de maturation des follicules, ou un mauvais captage de l’ovule par les pavillons ovariens de l’ovulation.
- Des troubles des trompes utérines, qui peuvent être obstruées ou altérées. Les principales causes sont souvent une infection génitale provoquée par des maladies sexuellement transmissibles ou par d’autres germes, mais aussi la Salpingite, une inflammation aigue ou chronique des trompes de Fallope provoquée par des infections. Mais une endométriose ou séquelles d’une grossesse extra utérine, d’une intervention chirurgicale ou d’un avortement constituent aussi des causes possibles.
- Incompatibilité et problème de glaire. La mauvaise qualité des glaires peut gêner la progression des spermatozoïdes.
En aucun cas ces informations ne peuvent substituer l’avis d’un médecin.
L’anorexie veut dire perte d’appétit et peut être une pathologie médicale. L’anorexie mentale, par contre, est une psychopathologie qui consiste en une privation alimentaire volontaire et inavouée, et est un trouble lié à la perception de l’image du corps.
Sa prévalence dans les pays occidentaux riches où la minceur est associée à la silhouette parfaite de la femme a fait d’elle une maladie de civilisation. Depuis quelque temps elle fait son apparition au Moyen Orient, au Japon et dans le nord de l’Afrique. On a aussi coutume de dire que la maladie touche surtout les jeunes filles intelligentes et aisées. Mais aujourd’hui, elle affecte toutes les couches sociales et compte 1 à 2% de la population des femmes, surtout les jeunes entre 12 et 20 ans.
L’anorexie mentale se traduit par une obsession de la perte de poids entraînant des sévères restrictions alimentaires, très souvent accompagnées d’activités physiques ou intellectuelles intenses toujours par peur de prendre du poids. Des troubles psychologiques surviennent comme l’anxiété, la dépression, le repli sur soi, la dépendance aux drogues ou à l’alcool et même une tendance suicidaire.
Sur le plan physique, la dénutrition entraîne une perte de poids extrême, l’insomnie, la perte des cheveux, la fatigue permanente, des pertes de mémoire et la perte des règles. Les privations alimentaires intenses causent la décalcification, l’ostéoporose, des malaises, la chute de tension et à terme la mort.
Les causes sont encore mal identifiées, complexes et controversées. Certains pensent qu’elles sont d’ordre métabolique et génétique. D’autres avancent qu’elles sont psychologiques et relationnelles. Le facteur déclencheur peut être un simple régime amaigrissant, une remarque désobligeante, un deuil, un problème scolaire … On attribue aussi son apparition au manque de repères, à la crise d’adolescence, ou à la transformation physique due à la puberté. Elle cache, cependant un manque de confiance en soi et une tendance à la dévalorisation.
Le traitement nécessite généralement une aide extérieure mais la principale difficulté est le refus de traitement du sujet. Il faut s’attaquer très tôt au problème car plus le trouble s’installe, plus les comportements alimentaires néfastes se renforcent. En général, on a recours à une psychothérapie qui permet d’initier un dialogue avec l’adolescente.
Malheureusement seul un tiers des malades retrouvent une vie normale. Un autre tiers ne guérit pas complètement et pour un dernier tiers la maladie persiste. 10% des anorexiques meurent par dénutrition ou par suicide.
La fatigue est un phénomène physiologique résultant d’un effort physique ou intellectuel. Il est aussi présent dans la majorité des maladies graves. Pour certaines personnes, cependant, la fatigue est invalidante et inexpliquée. Malgré une multitude d’études sur le « syndrome de fatigue chronique » (SFC), on ignore encore les vraies causes de ce syndrome et son traitement.
Il débute en général de manière brusque et rapide par un tableau pseudo grippal, et parfois dans des conditions inhabituelles de stress. Il persiste par une fatigue profonde et permanente qui s’accentue à la suite d’un effort. La fatigue et les symptômes mineurs qui l’accompagnent (sensation de malaise, faux vertiges, perte de mémoire et difficultés de concentration) constituent une gène et limitent les activités normales de la vie quotidienne dans la moitié des cas.
L’évolution du syndrome est variable. La guérison totale semble possible mais son évolution peut prendre des mois ou des années. La durée du syndrome peur varier entre 2 ans et 5 ans et des cas extrêmes peuvent aller de 7mois à 21 ans.
Les causes du syndrome sont encore inconnues. Parce que son début a une allure grippale, certains pensent qu’un agent infectieux en est responsable. D’autres se penchent plutôt pour des anomalies immunologiques. La plupart des études épidémiologiques ont démontré une fréquence importante des troubles psychiatriques au cours du SFC. Beaucoup d’auteurs ont noté que la plupart des malades présentent des caractéristiques de personnalité communes : des personnes perfectionnistes, sensibles à l’opinion des autres, et hyperactives. Ce sont donc des gens surmenés physiquement et socialement. Dans cette hypothèse, les processus psychologiques pourraient s’apparenter au trouble de « somatisation ». Ceci est défini comme une tendance à communiquer une détresse psychologique par des symptômes physiques, ce qui permet au patient d’éviter d’exprimer leur mal être.
Pour le traitement, aucune des thérapies proposées n’est considérée comme efficace, parce que pas assez d’études rigoureuses ont été réalisées. La thérapie cognitivo-comportementale est à l’étude. Elle repose sur l’hypothèse que les convictions du malade de l’existence d’une maladie organique le pousse à adopter un comportement de résignation et jouent un rôle important dans la persistance de la fatigue. Résultat : un cercle vicieux. Les objectifs de ce traitement sont de faire comprendre au patient que son inactivité peut être un facteur nocif, et de l’accompagner dans une reprise progressive d’activité. La réadaptation doit être particulièrement prudente.
En France, d’après l’INSERM, plus de 6 millions de personnes souffrent de migraine. La douleur d’une migraine est souvent décrite comme une douleur intense pulsatile et résolutive dans une partie de la tête. Elle est souvent accompagnée d’une sensibilité extrême à la lumière (photophobie) et au bruit (phono phobie), de nausées, de vomissements. La migraine est trois fois plus commune chez les femmes que chez les hommes. Certaines personnes peuvent prédire le début d’une migraine car elle est souvent précédée d’une « aura », des troubles visuels qui apparaissent comme des barres de lumière, des lignes en zigzag ou une perte de vue temporaire.
Les personnes souffrant de migraine ont des crises causées par un certain nombre de facteurs : une lumière trop forte, le manque de nourriture ou de sommeil par exemple. Chez les femmes, la migraine est souvent liée au changement dans les hormones ou du niveau hormonal. Pendant longtemps les scientifiques ont cru que la migraine était due à la dilatation et la constriction des vaisseaux sanguins dans la tête. Aujourd’hui, on croit que la migraine est causée par des anomalies héritées dans les gènes qui contrôlent les activités de certaines cellules dans le cerveau.
Il existe deux moyens de traitement par les médicaments : prévenir les crises ou soulager les symptômes pendant une crise. Tous ceux qui souffrent de la migraine doivent avoir un traitement efficace au moment des maux de tête. Beaucoup de migraineux utilisent les deux traitements en prenant des médicaments originalement développés pour l’épilepsie, la dépression ou l’hypertension pour prévenir de nouvelles crises, et traitent la crise quand elle a lieu par des médicaments appelés triptans qui soulagent la douleur. Une thérapie hormonale peut aider certaines femmes dont la migraine est liée à leur cycle menstruel.
Des stratégies de contrôle de stress telles que des exercices de respiration, la relaxation et le biofeedback, et d’autres thérapies destinées à limiter le malaise peuvent aussi réduire la sévérité des symptômes voire même éviter que la crise se produise. Des changements dans le style de vie peuvent aussi être efficaces : éviter les nourritures et les boissons qui causent les maux de tête, manger régulièrement selon un horaire établi avec une hydratation adéquate, arrêter de prendre certains médicaments et établir un horaire de sommeil régulier, peut aider certaines personnes. Une réduction du poids chez les personnes obèses avec des migraines est à conseiller.